Ultime phase avant correction, mise en forme et envoi à l'imprimeur, la révision éditoriale est une phase dans la publication d'un manuscrit encore entourée de mystère. D'autant plus qu'elle est en voie de disparition. 

De moins en moins d'éditeurs et d'éditrices prennent la peine de (re)travailler le texte en profondeur en collaboration avec l'auteur. En particulier concernant d'inconnus primo-auteurs, de nombreux éditeurs vont attendre d'un manuscrit qu'ils reçoivent d'être à son niveau de perfectibilité maximale pour n'avoir plus qu'à apposer leur patte au texte et surtout le passer en correction. 

Et hop ! Un, deux mois de travail en tout et pour tout, juste à temps pour la rentrée littéraire de septembre. 

Vous penserez peut-être cela exagéré, c'est malheureusement la réalité de nombreux processus de publication en France aujourd'hui. 

Heureusement, des professionnels du livre attentifs à cette phase de révision éditoriale subsistent. L'objectif ? Emmener le texte le plus loins possible, tirer parti de fructueux échanges avec l'auteur pour approfondir, clarifier, ciseler chaque propos, chaque image donnée aux futurs lecteurs. 

J'ai l'opportunité de connaître un tel processus avec les éditions Brandon en la personne de Caroline Nicolas, éditrice adepte de ce travail éditorial dont l'auteur ignore tant avant d'y être confronté.